Chronique album
Paris
16/06/2009 -
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Cinq ans et deux albums plus tard, Nouvelle Vague a le bon goût d'éviter l'autoparodie en s'ouvrant à de nouvelles influences. So lonely, tube de The Police est ici revisité dans une version hypnotique proche du dub. Say hello, wave goodbye (Soft Cell) penche lui du côté des productions des années 60, chers aux crooners américains. L'inénarrable Ça plane pour pour moi lorgne lui avec succès vers le ska.
Par delà les styles, Marc Collin et Olivier Libaux ont su préserver une des caractéristiques de leur son : une douce tristesse, transposition européenne de la saudade. All my colours est à déconseiller au réveil, tant il vous donne l'indicible envie de vous replonger sous la couette, God save the Queen, le brûlot des Sex Pistols, devient ici une comptine douce-amère.
Toujours aussi impeccable dans le choix de ses chanteuses, le duo consacre sur 3 l'arrivée de voix masculines. Mais attention pas n'importe lesquelles, celles de Martin Gore (Depeche Mode), Ian Mc Culloch (Echo & the Bunnymen) ou encore Barry Adamson (Magazine). Le plus bel hommage qui soit. Ces artistes de légende saluent à leur façon la pertinence du projet en revisitant, chacun, un de leur titre phare. Un clin d'œil loin du simple coup marketing. 25 ans plus tard, la version dépouillée du tube de Depeche Mode, Master and servant, vous collera des frissons.
Avec 3, Nouvelle Vague nous livre un album toujours aussi classe. Du haut de gamme, branché et populaire. L'œcuménisme musical par excellence.
Ludovic Basque
08/06/2006 -