Paris
23/06/2009 -

Justement, quels étaient les liens entre ces artistes de toute génération, de Juliette Gréco à Olivia Ruiz, avec Boris Vian ?
Tous étaient très au parfum de Vian. Résultat : ça s’est très bien passé. François Hadji-Lazaro m’a par exemple sidéré : deux prises, juste parfaites. Katerine a aussi été très impressionnant, parce que terriblement musical. Je pourrais aussi citer Michel Delpech, la classe sur Je suis snob. Il faut aussi parler de Daniel Darc, qui est venu avec une idée précise de la musique : là, il s’agit plus d’une collaboration entre nous deux.
Que retenez-vous de cette expérience ?
C’est très agréable de bosser sur des chansons, bien écrites et bien composées. Le travail d’arrangeur en est facilité. Simplement, tous les enregistrements - reprises comprises - de Vian sont anciens, avec un son malgré tout un peu daté. Il s’agissait donc de dépoussiérer. En réenregistrant avec le son actuel, sans trop toucher aux arrangements, ça donne déjà un sérieux coup de frais, ça clarifie les choses. Moi, j’ai juste essayé de "déjazzifier" ce répertoire, pour le "popiser". Ça permet d’ouvrir ce répertoire à un public plus jeune qui finalement le connaît peu… Ils vont (re)découvrir un auteur très moderne : Boris Vian est l’inventeur de la pop française, avec des textes fulgurants et des mélodies extrêmement bien chiadées.
Jacques Denis
23/06/2009 -
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